Un groupe Nousmotards au rallye de la CRS n1 CMPN IDF

Bonjour tout le monde,

je vais vous conter un des périples les plus incroyables que j'ai pu vivre avec Nousmotards. Au rendez-vous, des virages, des graviers, des rires et des pleurs mais surtout une expérience humaine incroyable !

Tout commence lorsque Claudy Focan nous parle d'un rallye en Auvergne organisé par le Club Motocycliste de la Police Nationale (CMPN) et ouvert aux civils, "Les 10 000 Virages" ! Un week-end de trois jours pour 150€ incluant roadbook, logement et bouffe. Sans oublier les 40€ de frais d'adhésion au club et qui vous octroie une jolie petite carte qui est du plus belle effet dans mon porte-feuille Bob l'éponge.

Nous voilà donc partis dans la paperasse pour y participer et former notre petit groupe qui sera composé de L'Austro Rural, Waraba Poil, Serge Nuda, Aurélien Bocquet, Rémi Demol, Romaric Philogène et votre serviteur la Likorne.

C'est le jour J !

Nous sommes le vendredi 23 juin et nous convenons de nous retrouver à la station essence de Vélizy à 6h15 pour rejoindre le QG des CRS à 6h30, heure du rendez-vous fixée par l'organisation.

C'est donc à 6h20 que j'arrive la bouche en cœur pour retrouver le groupe qui est composé de waraba. Un coup de fil et un coup d’œil sur l'application, tout le monde est à la bourre ! On décide donc de se retrouver à la caserne pour le petite déj' offert sur place à 6h30. C'est donc à 6h45 que nous sommes rejoint par le reste du groupe.

7h, récupération des roadbooks papiers faits main, petit briefing par Bertrand, le coordinateur de la sortie, et on décolle ! Ô joie, ô bonheur et c'est parti ! Pour 2h d'autoroute...

Nous sortons de l'A71 pour rejoindre un rade de Ligny le Ribaud histoire de faire une petite pause. C'est à ce moment que la Triumph de Romaric décide de perdre une vis de support de platine côté sélecteur, ce qui l'empêche de rétrograder. Heureusement, l'organisation a prévu un camion de dépannage qui s'occupe de la Speed en deux secondes. A croire qu'ils savaient que Roro tombe toujours en panne...

Nous ne sommes plus sur l'autoroute mais pour l'instant toujours pas de virage à l'horizon mais de grandes lignes droites. Nous commençons à nous impatienter ! Nous rejoignions la salle des fêtes de Saint-Aout où nous déjeunons copieusement. Ce qui nous fait vite oublier cette première partie du périple fortement rectiligne.

C'est donc le ventre bien plein que nous nous mettons en route pour rejoindre notre logement du week-end, l'auberge de jeunesse du Mont Dore. C'est quelques kilomètres plus tard, en arrivant en Auvergne, que nous trouvons nos premiers virages mais là où l'on commence à s'éclater vraiment, c'est lorsque l'on attaque les parties montagneuses à partir de Saint Maigner ! Ça monte, ça descend et ça tourne dans tout les sens, un vrai régal !

Et ce n'est que six heures plus tard que nous arrivons à destination où des chambres simples mais confortables, une bonne douche chaude, un bar super abordable avec babyfoot, ping-pong et billard nous attendent.

Nous dînons à 21h30 et après une dernière bière, nous allons nous coucher. Faut dire que le briefing pendant le repas nous annonçait un lendemain chargé.

Jour 2

Il est 6h45, le réveil sonne en cette journée du Samedi 24 Juin qui s'annonce radieuse. Le petit déjeuner nous attend à partir de 7h15 pour un départ à 7h45. Rémi profite de ce laps de temps et de la gentillesse de Serge pour changer ses plaquettes arrières. Nous partons donc à 8h15, la ponctualité étant la force majeure de notre groupe.

Notre première étape est la ferme de Rimat pour acheter du Saint Nectaire directement à la source. Evidemment, l'organisation a tout prévu et ce sont eux qui rapatrient le clacos jusqu'à la sortie de l'Auvergne le lendemain.

Une fois nos emplettes terminées, nous repartons pour la prochaine étape, le Lac des Moines où nous zappons la pause histoire de rouler encore un peu. C'est malheureusement quelques virages plus loin que commencent à apparaître les gravillons, ce qui ne gâche en aucun cas le plaisir mais qui demande que l'on soit un peu plus prudent. Les routes sont vraiment bien et les décors magnifiques. C'est d'ailleurs entre deux virages et en regardant le paysage, que je ne me rends pas compte que j'ai perdu ma plaque d'immatriculation... Heureusement qu'Aurélien est derrière moi et qu'il la récupère. Le comble de cette histoire est que nous doublons la seule camionnette de gendarmes du séjour dix minutes plus tard. Je passe, les remercie avec le pied de s'écarter pour nous laisse passer, tout va bien.

Nous faisons notre dernière halte de la matinée à l'Eglise Monolithique de Fontanges pour nous désaltérer et voir ce bâtiment religieux étonnant. C'est d'ailleurs lors de cette petite pause que les déformations professionnelles apparaissent. Le nombre de motos passant et me faisant signe que je n'ai plus d'immatriculation est beaucoup trop élevé et j'ai bien cru que l'un d'eux m’arrêterait pour me demander mes papiers. C'est aussi en repartant de l'église que la moto de Rémi décide de faire des siennes et refuse de démarrer jusqu'à ce qu'il la secoue et l'insulte.

Nous déjeunons donc au Relais des Volcans en terrasse et j'en profite pour "réparer" ma fixation de plaque à l'aide de rilsans. Faut savoir que ça tient mieux que la fixation d'origine à base de rivets...

Après s'être fait exploser le ventre avec de la charcuterie et de la truffade, nous nous dirigeons vers La cabane, un café perdu au milieu de nulle part. Pour s'y rendre nous sommes obligés de passer sur une route en travaux. Alors oui, vous allez me dire que les gravillons c'est le pire mais si je vous dit que la route n'existe plus et qu'à la place on trouve un lit de pierres grosses comme des mandarines ? Et bien, faut croire que nos roadsters font aussi un peu le job en off-road.

Après ce passage chaotique nous grimpons sur un plateau auvergnat avec des champs à perte de vue, le bitume est nickel et les courbes sont à tomber. Comme d'hab' un peu de gravier par si par là mais on a l'habitude maintenant et tout le monde prend son pied. C'est quand même en manquant de me vautrer suite à un blocage de la roue arrière en virage que je remarque que celle-ci est désaxée suite à une mauvaise tension de chaîne...

Bref, nous voilà arrivés au point de pause, j'en profite pour boire un coup et surtout remettre ma roue droite sous les yeux de notre petite bande et les aboiements de notre bête nationale, Rémi, qui est impatient de repartir. Faut croire qu'il pense que crier sur tout ce qui l'embête est la solution à tous les problèmes (c.f: la BM qui démarre plus).

Il est déjà tard et nous décidons donc de continuer notre trajet pour nous diriger vers l'auberge de jeunesse. Nous passons par des sous-bois qui filerais même la gerbe à une girouette ! Ca tourne à tout va, enchaînement de virages super serrés et galère complète quand il s'agit de doubler les Harleys qui ont osé faire le rallye sur une route large comme ticket de métro ! J'en profite pour saluer la performance, chapeau les gars.

Nous arrivons donc à bon port, petite mousse puis repas au cours duquel a lieu une tombola. Sur les cent motards présents, deux de notre groupe sont gagnants. L'Austro avec un chèque cadeau et Romaric avec un pantalon Gore-tex ! Après ça, encore un peu de bière et au lit car demain on recommence !

Jour 3

Dimanche 25 Juin, toujours le même réveil à 6h45, douche suivie du petit déj' pour moi mais aussi pour la 990. Et oui, ces deux jours d'arsouille lui ont fait bouffer un paquet d'huile mais heureusement l'orga a pensé à tout et un garage mobile nous suit en permanence, ce qui me permet de refaire le plein de lubrifiant avant de partir.

Au programme de la journée, un peu de routes et de gravillons jusqu'à La Chèvre-feuille - Montilly qui fait... je vous le donne en mille... du fromage de chèvre ainsi que de la restauration. Nous empruntons de belles routes jusqu'à notre aire de pause le long d'un petit ruisseau et profitons de l'ombre d'un arbre pour boire un coup. Ensuite nous prenons une route de gorge suivie de chemins de tracteurs (NDLR: comprenez petites routes défoncés au milieu des champs et jonchés de graviers/pansements) pour rallier notre déjeuner. Encore une fois, nous repartons le ventre bien plein.

C'est le moment des adieux, après un café en grattouillant les chèvres de la ferme, nous récupérons nos bagages et nos Saint Nectaire, disons au revoir aux motards que nous voyons et surtout nous passons remercier Bertrand qui a rendu ce super week-end possible.

On sangle nos bagages et on part récupérer un bout de nationale bien droit pour nous préparer au retour via l'autoroute.

Après avoir tourné en rond dans une zone industrielle pour trouver la direction de Paris, une fois le plein de gasoil fait, nous entamons notre supplice. C'est alors que notre Rural décide de sortir de la voie rapide sans crier gare. Mais que se passe-t-il ? Où est-il ? Ce n'est qu'au péage que nous apprenons que son rétro était desserré et qu'il fallait le refixer avant de le perdre à 130 km/h. C'est aussi à ce même péage que nous remarquons que l'arrière de la Z1000SX de Waraba pendouille. En effet, deux des quatre vis qui soutenaient la boucle arrière de sa moto ont tout simplement cassé net. Heureusement pour nous le garage mobile fermant toujours la marche, il est possible de rapatrier la japonaise jusque notre point de départ à Vélizy. Mais sans moto, il faut le rapatrier aussi notre copain. Du coup jusqu'aux portes de Paris, ce sera Aurélien et la selle confort de son Hornet qui se charge de lui puis je prends le relais à 50km de l'arrivée.

Mais il faut faire vite, car les dépanneurs nous attendent à la caserne pour que je récupère mon sac de selle et que Wara s'occupe de sa moto. C'est sans compter sur mon téléphone qui plante et qui nous emmène en Chevreuse pour une dernière arsouille. Après "Les 10 000 virages", "Les 17 tournants". Mon passager s'improvise même copilote, le téléphone dans une main avec waze et l'autre main faisant office d'indicateur de direction. Le saligaud en profite aussi pour envoyer quelques textos...

Ce sera donc dimanche à 20h30 que se termine ce magnifique week-end auquel du cours on aura vu l'univers motard au complet. De la sportive, du roadster, du custom, de la routière, du supermot', du neuf ou du vieux, bref un super mélange des genres avec de l'humain au grand cœur et à la descente facile.

Qui sait, on se refait ça l'année prochaine ? Qui sait, peut être qu'en lisant ceci tu auras envie de nous accompagner ?

Prenez soin de vous et Ridesafe

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